« FRIDAY, BLACK FRIDAY »

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Novembre c’est la Toussaint, c’est Movember, c’est le re-confinement et l’Armistice ; et parce qu’on n’est pas à une contradiction près : Novembre c’est à la fois le mois du Black Friday et de l’économie sociale & solidaire !

Le Black Friday

Le Black Friday, cette journée traditionnelle tout-droit importée des Etats-Unis qui brasse des foules en délire à la recherche de la bonne affaire, est le symbole le plus connu du système capitaliste. 

L’économie sociale et solidaire

L’économie sociale et solidaire à l’inverse de l’opération coup-de-poing, s’inscrit sur le long terme pour changer les mentalités. Elle prône une consommation responsable, plus raisonnée, où l’on va chercher à recycler, réparer et réutiliser plutôt que d’acheter neuf. Son objectif premier n’est pas lucratif mais social. La branche rassemble les coopératives, les mutuelles, les associations, et les fondations. Comme son nom l’indique, elle encourage une économie tournée vers la solidarité et l’utilité sociale.

Ses combats sont vastes et variés ! Réinsertion, développement de l’économie circulaire, lutte contre l’exclusion et le chômage, promotion du zéro déchet, mobilisation contre le décrochage scolaire, diminution de la pollution…  la liste est longue !

L’ESS est présente dans la plupart des secteurs d’activités (action sociale, santé, hébergement et restauration, arts et spectacles, banques et assurances, sport, enseignements, agriculture, …) et pèse 14 millions d’emplois rémunérés en Europe !

En France, ce sont 2 400 000 personnes qui sont salariées de l’ESS ! 

« C’est énorme, c’est -pour vous donner un ordre de grandeur- dix fois le nombre de salariés de l’industrie automobile donc c’est le premier secteur employeur de France. Il y a plus de salariés dans l’économie sociale que dans le BTP et les travaux publics » – Jean Gatel, premier secrétaire d’État en charge de l’économie sociale de 1984 à 1986

Entreprendre autrement, avec plus de démocratie, plus de valeur et de considérations écologiques, environnementales et sociétales, à la recherche de l’intérêt général…

L’ESS, un conte de fée ? 

C’est le sujet de la célèbre BD de Jean Van Hamme : Largo Winch. 

Vous connaissez le pitch :
À vingt-six ans, le héros éponyme hérite d’un empire financier de plusieurs milliards de dollars, un groupe international rassemblant plus de mille entreprises et des centaines de milliers de collaborateurs. 

Les aventures de Winch, à travers sa gestion du groupe W, invitent à découvrir le fonctionnement des multinationales et des équilibres internationaux. Au fil des tomes, l’économie évolue : la globalisation, les nouvelles technologies, l’émergence des nouvelles puissances, mais aussi les préoccupations écologiques et la revendication altermondialiste transforment le monde des affaires.  

Largo Winch, idéaliste contestataire et anticonformiste est propulsé sur le devant de la scène, il doit se confronter à cette économie changeante et à ses défis : 

Peut-on garder les mains propres à une telle position ?
« Ethique, transparence et diversité », les valeurs du Groupe W sont-elles crédibles ?
Quelle perception peut-on avoir de la réalité sociale, comment envisage-t-on l’équité et la justice quand on est héritier ?
Existe-t-il un capitalisme éthique ?

Le polar financier fête aujourd’hui ses 30 ans avec plus de 12 millions d’albums vendus en France, un record sur le thème !

Si l’analyse des aventures du milliardaire en blue jeans vous intéressent, à la sortie du confinement, retrouvez l’expo dédiée à la Cité de l’Economie, ou bien achetez le numéro spécial des Beaux-Arts Magazines !

Si vous êtes visuel mais que la BD n’est pas votre tasse de thé, retrouvez les infographies de l’Atlas national de l’ESS, l’idéal pour appréhender le sujet !