Pour l’heure en couvre-feu, et peut-être à l’aube d’un re-confinement, une question nous démange : Comment se divertir quand on est bloqué chez soi ? Pour y répondre, on peut se tourner vers notre première expérience de confinement :
Qu’ont fait les Français pendant le premier confinement ?
- La main à la pâte
- Le retour à la terre
- L’hexagone renoue avec les jeux de sociétés
La main à la pâte
Au lendemain du décret premier confinement, qui débutait le 16 mars, la répartition des ventes de nos grandes surfaces françaises a grandement été chamboulée, témoignant de nos changements radicaux de consommation.

Les Français par exemple, n’achetaient plus leurs pains au chocolat : ils enfilaient le tablier ! Faisant chauffer les fourneaux et grimper comme jamais les ventes de sucre, de farines et de chocolats pâtissiers.
L’institut de recherche Nielsen se fie aux chiffres pour souligner le goût retrouvé des français pour la pâtisserie, pendant le confinement : « un chiffre d’affaire presque triplé pour ces ingrédients par rapport à la même période un an plus tôt »
Le cliché du français à la baguette n’a jamais été aussi vrai !
Le retour à la terre
Il y a eu le jardinage aussi, le retour à la terre et au plein air, une évidence à la saison du printemps !
« Quand le gouvernement a autorisé la vente de plants potagers début avril, on a vu arriver des gens qui n’avaient jamais rien fait pousser, qui voulaient profiter de leur bout de jardin et de leur temps libre pour cultiver des légumes.« rapporte Paul, gérant d’une grande enseigne de jardinerie à Amiens.

Les cours pour jardiniers amateurs, dont de nombreux tutos sur YouTube ou le MOOC gratuit « Santé des Plantes » lancé par la Société nationale d’Horticulture de France (SNHF), ont vu leur fréquentation exploser.
Et comme le bonheur n’est pas seulement dans le pré, les citadins en ont aussi profité : aux jardins suspendus, toits et balcons végétalisés, sont venus s’ajouter les potagers urbains en rebords de fenêtre ou dans un coin de balcon.
La tendance est motivée par le besoin ressenti d’un retour à la nature, au manuel, à l’indépendance alimentaire et plus simplement au plaisir de toucher la terre, arroser, voir germer les plantes et pousser les fruits.
L’hexagone renoue avec les jeux de sociétés
L’hexagone se distingue, depuis quelque temps déjà, comme étant le premier consommateur de jeux de société et puzzles en Europe. En 2019, son chiffre d’affaire pour le marché du jeu était de 578 millions d’euros contre 392 millions d’euros au Royaume-Uni ou encore 473 millions d’euros en Allemagne.
Mais ce qui est nouveau et étonnant réside dans la nature des jeux que nous avons choisis en guise de divertissement pendant le confinement : pour la première fois, la liste des 10 jouets les plus vendus comporte 10 jeux de société et puzzles, avec entre-autre, le Monopoly, la Bonne Paye et le Scrabble en tête.

Ces jeux Vintage plaisent toujours ! Pour vous dire, le Monopoly qui fête cette année ses 85 ans, représente 500 000 exemplaires vendus chaque année en France et 1 milliard de joueurs dans le monde, dans 114 pays !
« Nos chiffres montrent que les consommateurs ont misé sur des valeurs sûres pour toute la famille dès la mise en place du confinement. Alors qu’une période incertaine s’ouvre, les Français optent pour les grands classiques – des jeux et puzzles qui ont fait leur preuve depuis des générations et vont permettre d’occuper et de fédérer toute la famille autour d’activités simples et intemporelles pour évacuer du stress et resserrer les liens » explique Frédérique Tutt, expert mondial du marché du jouet chez NPD Group ?
Le jeu de société est un générateur permanent d’émotions qui favorise l’échange, l’empathie et le partage. Il contribue ainsi à développer notre bonheur social, que l’on soit mauvais perdant, tricheur ou réglo !
Et vous, comment passiez-vous votre temps pendant le confinement ?
Vous êtes plutôt Netflix, bricolage ? Méditation, apéro-viso ? Lecture, cardio, couture ?
Et après ?
Et après, c’est le nom d’un essai, écrit par Jérémie Peltier et publié aux éditions de l’Observatoire. Jérémie Peltier – directeur des études à l’institut Jean Jaurès, y donne sa vision du divertissement de demain, au regard des enseignements du premier confinement.
N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil !
